# 128 – Violences conjugales : comment le DIViCo détecte les situations à risque

Si tu ne m’appartiens pas, tu n’appartiens à personne d’autre”

Joelle Tetart, coordinatrice du DIViCo à Liège

Au début, tout va très vite.

François couvre Muriel d’attention : messages constants, compliments, cadeaux, déclarations d’amour. Il lui dit qu’elle est la femme de sa vie. Leur relation avance à un rythme effréné.

Ce moment intense devient ce que l’on appelle parfois le mythe fondateur du couple.
Mais dans certaines relations, ce début fusionnel – le love bombing – peut être la première étape d’un processus de domination.

Peu à peu, la relation change. Les reproches apparaissent. Les critiques. Les tentatives d’isolement. Muriel doute, s’adapte, tente d’éviter les conflits.

Ce qui s’installe progressivement porte un nom : le contrôle coercitif.

Il ne s’agit pas d’un épisode de violence isolé, mais d’une accumulation de comportements visant à instaurer la peur, la confusion, la dévalorisation et une dépendance psychologique.

Muriel finit par se séparer.

Mais la séparation ne met pas fin aux violences.
Les messages se multiplient. Les insultes, les menaces, le harcèlement. La situation devient critique et François adopte des comportements à risque.

Le psychiatre qui le suit alerte alors le DIViCo, le dispositif interdisciplinaire de lutte contre les violences dans le couple à Liège. Une analyse de la situation est menée afin d’évaluer le risque de passage à l’acte irréversible et de mettre en place un plan d’action.

Car certaines périodes sont particulièrement dangereuses dans les violences conjugales :
la grossesse, la naissance d’un enfant, une perte d’emploi, un décès… mais surtout la séparation, le dépôt de plainte ou une convocation à la police.

Dans cet épisode de « La Justice et Moi », je reçois deux acteurs de terrain :

• Jean-Louis Simoens, directeur de l’ASBL Pôle de Ressources spécialisées en violences conjugales et intrafamiliales
• Joëlle Tetart, coordinatrice du DIViCo à Liège, un dispositif interdisciplinaire qui intervient dans les situations critiques présentant un risque de féminicide, d’infanticide ou de suicide.

Avec eux, nous abordons :

— le processus de domination conjugale
— les mécanismes du contrôle coercitif
— les signaux d’alerte que les victimes ne peuvent pas toujours identifier
— les moments où la violence peut exploser
— le rôle du réseau de professionnels pour détecter et prévenir les risques
— et les dispositifs mis en place pour protéger les victimes et prévenir l’irréparable.

Un épisode pour comprendre comment la violence s’installe dans un couple… et comment les professionnels tentent d’intervenir avant qu’il ne soit trop tard.

Notes :

📞 Si vous êtes confronté·e à des violences dans votre couple, ou si vous vous inquiétez pour un proche, vous n’êtes pas seul·e.

Des professionnels peuvent vous écouter et vous orienter en toute confidentialité :

🇧🇪 Belgique : 0800 30 030 – Écoute Violences Conjugales
🇫🇷 France : 3919 – Violences Femmes Info
🇨🇭 Suisse : 0840 110 110 – Violence Que Faire

Ces lignes d’écoute sont gratuites et anonymes. Des professionnels formés peuvent vous écouter, vous informer et vous aider à trouver des solutions adaptées à votre situation.

Sur le love bombing, écouter l’épisode suivante « suis-je sous emprise ? » :

site du DIVICo : https://www.divico.org/

outil EVIVICO : https://polederessources.be/outils/evivico/

# 127 – Parents séparés : comment s’adresser au juge ?

Prendre la parole tous azimuts à l’audience et répéter ce que votre avocat a déjà plaidé ne servira pas vos intérêts

Nadia Bouria

Comparaitre devant un juge.
Rien que ces mots peuvent donner des sueurs froides à certains.

Comment s’habiller ?
Comment s’adresser au tribunal ?
Faut-il parler ? Et si oui… quoi dire ?

Dans cet épisode solo de “La justice et moi“, je vous emmène dans ce moment si particulier de l’audience devant le Tribunal de la famille.

Ce face-à-face qui impressionne, qui déstabilise, et où l’on craint parfois mal faire.

Je vous partage des conseils très concrets :


✔️ la tenue vestimentaire (sans vous déguiser)
✔️ l’attitude à adopter à l’audience
✔️ la manière de prendre la parole sans desservir votre dossier
✔️ les erreurs que je vois trop souvent… et qui peuvent agacer un juge

Avec des exemples tirés de situations réelles, je vous explique surtout ce que le tribunal attend réellement de vous :

pas une plaidoirie, pas des reproches, mais un récit à peu près factuel, centré sur les enfants et leur intérêt.

A l’audience, chaque mot compte.


Et parfois, vouloir trop en faire peut produire l’effet inverse.

Un épisode pratique, rassurant, pour vous aider à aborder ce moment avec plus de sérénité.

Bonne écoute!

#126 – Parents séparés : quel est le rôle de la section famille – jeunesse du parquet ?

“Je suis là pour donner au juge des informations pertinentes”

Florence Reusens

👉 Pourquoi un ex violent et harceleur n’est-il pas immédiatement recadré à l’audience ?

C’est la question que m’a posée Clémentine, 38 ans, à l’issue de sa première audience devant le juge de la famille.
Son ex-compagnon n’a pas supporté la séparation : appels incessants, messages d’insultes et de menaces, pneus crevés… Une situation d’enfer, alors même qu’une plainte est déposée et qu’une enquête est en cours.

Lors de l’audience, Clémentine a été profondément déçue : le représentant du parquet présent a semblé ne « pas dire grand-chose ».
Pourquoi ce silence ? Quel est exactement le rôle du magistrat du parquet en matière familiale ? Que peut-il – ou ne peut-il pas – dire à l’audience ?

Pour répondre à ces questions essentielles, j’ai tendu mon micro à Florence Reusens, premier substitut du procureur du Roi de Namur.
Elle nous explique concrètement son rôle devant le Tribunal de la famille :
🔹 avis écrits ou oraux,
🔹 intervention plus ferme dans les situations graves,
🔹 impact de ces avis sur les décisions d’hébergement,
🔹 et les limites de son intervention tant qu’une enquête est en cours.

Nous abordons également son rôle au Tribunal de la jeunesse, où il n’est plus question d’avis mais de réquisitoire, lorsque des mineurs sont en danger.

Un épisode riche, intense et éclairant, pour mieux comprendre l’articulation entre le parquet, le Tribunal de la famille et la protection des enfants.

🎧 Bonne écoute.

#125 – INCC : comment la recherche éclaire-t-elle la justice?

On n’est pas là pour dire ce qu’il faut faire, mais l’idée est d’intégrer la science au débat démocratique »

Christophe Mincke

Mettre tous les délinquants en prison, est-ce vraiment efficace ?
Pourquoi certains criminels récidivent-ils ?
Et la tolérance zéro, est-ce la bonne réponse face aux violences intrafamiliales ?

Ces questions, on se les pose tous.
Elles sont passionnantes… et terriblement complexes.
Y répondre sérieusement demande des études solides, des données, et une vraie réflexion pour éclairer les décisions des pouvoirs publics.

C’est exactement la mission de l’INCC, l’Institut national de criminalistique et de criminologie.

L’INCC est composée de deux pôles :

– 𝐥𝐞 𝐩𝐨̂𝐥𝐞 𝐜𝐫𝐢𝐦𝐢𝐧𝐚𝐥𝐢𝐬𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 : ou la « police scientifique » :

on l’imagine à travers les séries télé, quand un labo débarque sur une scène de crime pour analyser l’ADN ou les projections de sang…

(Spoiler : 𝑒𝑛 𝐵𝑒𝑙𝑔𝑖𝑞𝑢𝑒, 𝑖𝑙𝑠 𝑛𝑒 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑝𝑎𝑠 𝑝𝑜𝑙𝑖𝑐𝑖𝑒𝑟𝑠 𝑒𝑡 𝑛𝑒 𝑟𝑒́𝑠𝑜𝑙𝑣𝑒𝑛𝑡 𝑝𝑎𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑎𝑓𝑓𝑎𝑖𝑟𝑒𝑠 𝑒𝑛 52 𝑚𝑖𝑛𝑢𝑡𝑒𝑠.)

– 𝐥𝐞 𝐩𝐨̂𝐥𝐞 𝐜𝐫𝐢𝐦𝐢𝐧𝐨𝐥𝐨𝐠𝐢𝐞 :

dans lequel des chercheurs analysent le comportement criminel, la prévention, la répression et, plus largement, les politiques pénales.

Vous vous dites peut-être : « 𝑒𝑛𝑐𝑜𝑟𝑒 𝑢𝑛𝑒 𝑖𝑛𝑠𝑡𝑖𝑡𝑢𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑞𝑢𝑖 𝑐𝑜𝑢̂𝑡𝑒 𝑐ℎ𝑒𝑟 𝑒𝑡 𝑛𝑒 𝑠𝑒𝑟𝑡 𝑎̀ 𝑟𝑖𝑒𝑛 ».

En réalité, c’est tout l’inverse.

Dans ce nouvel épisode de La justice et moi, j’ai tendu mon micro à Christophe Mincke, directeur opérationnel de l’INCC.


Il nous explique, avec une clarté remarquable et des exemples très concrets, comment les recherches de l’INCC ont un impact direct sur notre quotidien.

Bonne écoute !

#124 – Bracelet électronique : comment ça fonctionne ?

“Le bracelet émet un signal qui est reçu par le boitier et cet échange de signaux de communication permettent de s’assurer que la personne est bien chez elle dans les heures où elle doit s’y trouver et inversement

Jonathan Peromet

Le bracelet électronique.
Souvent évoqué, rarement expliqué.

Pour commencer l’année 2026, j’ai eu envie de poser une question simple :
que se passe-t-il, concrètement, lorsqu’une personne se voit imposer un bracelet électronique ?

Avant même un jugement, au titre d’une peine, comme peine autonome ou dans le cadre d’une mesure d’internement, ce dispositif vient redéfinir le quotidien de celles et ceux qui le portent.

Pour en parler, j’ai échangé avec Jonathan Péromet, directeur faisant fonction à la direction de la surveillance électronique.
Ancien assistant de justice, le secteur pénitentiaire n’a plus de secret pour lui. Son regard de terrain apporte un éclairage précieux, loin des fantasmes et des raccourcis.

Dans cet épisode très concret, nous abordons notamment :

  • la mise en place du dispositif, le plus souvent à la cheville du justiciable, par une équipe mobile ;
  • son activation et son fonctionnement au quotidien ;
  • le protocole mis en œuvre lorsqu’un condamné ou un prévenu tente de contourner le dispositif ;
  • et enfin, la fin de la procédure.

Souvent perçu par le grand public comme une « mesure de faveur », le bracelet électronique est aussi une contrainte lourde, avec des conséquences importantes sur la vie personnelle, familiale et sociale des personnes concernées.
Jonathan Péromet évoque également les mesures d’accompagnement mises en place, comme la guidance sociale ou la permanence sociale, pour prévenir les ruptures et éviter les dérapages.

Un épisode hyper pratique, pour comprendre ce que le bracelet électronique est réellement, ce qu’il permet… et ce qu’il exige.

# 123 – Bonnes fêtes 2025-2026

Merci à mes invités de me permettre de rendre la justice plus accessible”

Nadia Bouria

Dans ce nouvel épisode de “La justice et moi”, je fais le bilan de l’année 2025, un moment plus personnel, une année intense, contrastée, faite de réussites, de projets… mais aussi d’une épreuve.

Je commence par évoquer ce qui a été le plus difficile : le décès de Lola, mon chat, un moment douloureux qui m’a profondément marqué et qui m’a obligée à repenser l’équilibre entre protection et confiance, à l’égard de sa sœur Lilou.

Je vous parle aussi du développement du cabinet, de la joie de transmettre et de travailler en équipe, avec une pensée particulière pour Héloïse Latour, ainsi que de mon envie croissante de développer la médiation et les solutions amiables, en cohérence avec ma vision de la justice.

Cet épisode est aussi l’occasion de faire un bilan très positif du podcast. La justice et moi a trouvé son public — magistrats, avocats, étudiants en droit — et je suis particulièrement heureuse qu’il soit désormais proposé à des étudiants de première année à l’UCL dans le cadre d’un cours de droit.

Sans mes invités, sans leurs partages et leur générosité, ce niveau de contenu ne serait pas possible.

Enfin, je vous parle de la suite : continuer le podcast, poursuivre les échanges, accueillir vos idées et vos propositions d’invités.

Merci pour votre écoute, votre soutien et vos messages.

Je vous souhaite de très belles fêtes de fin d’année et une magnifique année 2026.

Bonne écoute !

# 122 -Pourquoi dire “mon ex est un pervers narcissique” ne sert à rien ?

“Aujourd’hui fin 2025, vous aurez plus de chance de tomber sur quelque qui n’est pas formé que sur quelqu’un qui comprendra votre problématique”.

Nadia Bouria

Dans cet épisode, je vous explique comment si prendre pour augmenter vos chances d’être comprise.

Ce qui protège réellement, ce ne sont pas les étiquettes : ce sont les preuves, la méthode et l’accompagnement.

Voici les 5 conseils que je vous donne pour être entendue et protégée :

1.    Entourez-vous de professionnels formés au contrôle coercitif : un psychologue spécialisé, un avocat sensibilisé… Des personnes qui comprennent la mécanique de l’emprise.

2.    Contactez le SAPV avant de porter plainte (le service d’aide aux victimes de la police) : ces professionnelles vous écoutent, vous préparent à l’audition et vous orientent vers les policiers formés aux violences intrafamiliales.

3.    Documentez absolument tout : messages, photos, certificats médicaux, échanges du quotidien… Chaque élément peut devenir une preuve lorsqu’ils sont articulés entre eux.

4.    Soyez précise dans votre récit : auprès du médecin, du policier, de votre avocat. Les détails factuels sont indispensables.

5.    Gardez en tête que la justice analyse des preuves, pas des ressentis : le contrôle coercitif est invisible pour ceux qui n’y sont pas formés. Une construction solide du dossier est donc essentielle.

Cet épisode est là pour vous aider à comprendre… mais surtout à reprendre du pouvoir face à un système judiciaire encore imparfait.

Bonne écoute !

Notes :

  • suis-je sous emprise : https://shows.acast.com/61e92893b12eb70013d3a6e4/6568f85d1cf19600132fc14f
  • le SAPV : https://shows.acast.com/61e92893b12eb70013d3a6e4/6425c386f80b220011ed6d98
  • la saisine permanente : https://shows.acast.com/61e92893b12eb70013d3a6e4/68e81558d798804c9eee5422

#121 – Dans quels cas faire un constat d’huissier?

“Il faut toujours se demander à quoi va servir le constat d’huissier”

Eline Duysens

Marc découvre un matin un dégât des eaux chez lui.

Plafond gondolé, peinture qui cloque.

Son voisin du dessus jure que “tout va bien” chez lui.

Pour éviter que la situation ne dégénère en simple “parole contre parole”, Marc fait appel à un huissier de justice.

Son rôle : constater les dégâts et prendre des photos qui vont figer la situation.

Ce que l’huissier a constaté est fixé dans un acte authentique : cette réalité-là, le voisin ne pourra plus la contester.

C’est très utiles si l’affaire va devant le juge.

Dans ce nouvel épisode, je reçois Eline Duysens, huissier de justice à Dinant, pour déconstruire une image souvent négative : celle de “l’huissier qui vient tout saisir”.

En réalité, son rôle est beaucoup plus large… et parfois même préventif et protecteur.

Avec Eline, nous abordons trois grands thèmes :

  • Les constats d’huissier : dégâts des eaux, nuisances sonores ou olfactives, état des lieux, coffre à la banque, abandon de chantier… et même les constats d’adultère. Tout ce qui doit être figé dans le temps pour servir de preuve.
  • Les créances commerciales incontestées : comment un indépendant ou une petite PME peut récupérer rapidement et à moindre coût des factures impayées, quand le client ne paie pas mais ne conteste pas vraiment?
  • L’expulsion en cas de décès du locataire : une procédure wallonne particulière qui permet au propriétaire de récupérer son bien plus vite, avec l’intervention de l’huissier, tout en respectant la famille et la mémoire du défunt.

Un épisode pour découvrir que, derrière l’image de “l’huissier qui vient saisir”, il y a surtout un professionnel de la preuve, qui peut vraiment aider à faire respecter tes droits.

Bonne écoute !

# 120 – Comment se déroule une conciliation au tribunal de l’entreprise du Brabant wallon?

« La conciliation ne vous coûte, c’est un pouvoir de juridiction gracieux qui vous est offert »

Serge Wynsdau

Je tape toujours sur le même clou !

Vous pouvez saisir le juge pour lui demander de trancher votre litige.

Dans ce cas, vous n’avez aucune maîtrise sur le résultat : soit vous aurez raison, soit vous aurez tort.
Il y a, en effet, le plus souvent un gagnant et un perdant.

Mais il existe une autre option : saisir le juge dans son rôle de conciliateur.

Oui, vous avez bien lu : le juge peut enfiler la casquette de « tiers neutre » et vous aider à trouver un accord.
C’est rapide, efficace et peu coûteux.

Dans ce nouvel épisode du podcast « La Justice et moi », je vous propose d’écouter mon entretien avec Serge Wynsdau, président du Tribunal de l’entreprise du Brabant wallon.

Il y décrit, étape par étape, comment, avec ses juges consulaires, il aborde une audience de conciliation, dont l’objectif est d’abord de rétablir le dialogue pour permettre d’aboutir à une solution équilibrée pour tous.

Serge utilise les techniques de la médiation :

  • Le récit : chacune des parties raconte sa version des faits et explique le litige selon son point de vue ;
  • Chacun dispose d’un temps de parole égal ;
  • À chaque étape, il reformule pour s’assurer d’avoir bien compris — la reformulation permet à l’autre de « se mettre dans ses chaussures » ;
  • Lorsqu’une « histoire commune » émerge, la magie peut opérer et la recherche d’intérêts communs peut commencer ;

Et si les parties parviennent à un accord, un procès-verbal de conciliation, qui a la valeur d’un jugement, est rédigé.

En revanche, s’il n’y a pas d’accord possible, l’affaire retourne devant le juge du fond.

Serge Wynsdau est un passionné, fort d’une longue expérience de la conciliation et de la médiation, qu’il pratiquait déjà lorsqu’il siégeait au tribunal du travail.

Bonne écoute!

#119 – La traite des êtres humains : quelle est la réponse des tribunaux ?

“Le Code pénal, c’est comme un menu, il y a un plat avec son prix. Et si on prend des suppléments, il faut les payer

Najat Arbib

Alyssia, 15 ans, a rencontré son petit copain, Danny, sur Internet.


Après plusieurs jours à tchatter ou à s’envoyer des snaps, ils décident de se rencontrer.
C’est l’amour fou.


Et par amour, elle se retrouve sur des sites pour adultes à monnayer ses charmes sous la « protection » de Danny.

Alyssia n’est ni idiote ni en rupture avec ses parents, mais elle décide de partir avec son « lover boy ».

À la suite du signalement de ses parents, une enquête permet de la retrouver et de la sortir (ou pas) des griffes de son petit ami proxénète.
Des cas comme celui d’Alyssia sont plus nombreux qu’on ne l’imagine.

Je vous propose une nouvelle conversation avec Najat Arbib, vice-présidente du Tribunal de première instance de Liège, qui connaît de ces affaires de traite des êtres humains, caractérisées par une exploitation économique ou sexuelle.

C’est un plongeon dans un univers cruel et dans la manière dont les juges abordent cette question.

Bonne écoute !